Ca y est, je viens de prendre ma première claque de l’année… et sûrement pas la dernière vu ma capacité à m’enflammer au moindre nouveau truc vaguement rock’n’roll. Bref,
j’étais tranquillement installé sur mes toilettes à lire les inrocks (et oui c’est là qu’on les lit) quand je suis tombé sur leur hebdomadaire nouveau meilleur groupe du monde. Vous allez me dire
que c’est un peu facile de faire du sarcasme alors que je me suis extasié quatre lignes plus haut…eh bien vous avez probablement raison, mais essayez donc d’argumenter avec un post. Bien.
Recentrons le débat. Les grands gagnants de la semaine s’appellent the Teenagers et ils sont français. C’est que ça marche bien le froggy en ce moment (prenez les Justice, Phœnix et consorts si
vous avez encore besoin de vous en convaincre). Leur premier single s’intitule Homecoming et raconte comment nos amis anglais conçoivent leurs relations avec les jeunes demoiselles
yankees. Le clip nous plonge dans une ambiance visuelle proche du virgin suicide de Sofia Coppola. Les trois jeunes frenchy n’en peuvent plus et surjouent le coté dandy provoc…mais ça marche et
après tout c’est bien la le principal.
Nous sommes en octobre 1998 et le règne des "boys band" et de la dance est tel que le rock sous toutes ses formes doit se contenter de ramasser les miettes
d'un public plus attiré par les "what is love" que les "surfin'love". Qu'importe, en cette triste année footbalistique, je viens de découvrir ce qui sera mon premier amour
sonique : les Smashing Pumpkins. Lorsque j'allume ma télé en cet après-midi d'automne, rien ne me prépare à recevoir la claque que je vais prendre. Le clip de Today va changer ma vie (ou
pas loin... peut-être un peu trop solennel pour le coup). Bref, la vidéo de today, c'est un peu ce qui m'a fait prendre conscience que le rock était la plus grande invention de tous les temps
et c'est déja beaucoup.
La vidéo présente les différents membres des pumpkins dans des situations décalées. On y découvre ainsi un Billy Corgan en vendeur de glace effacé (bien loin de son personnage
mégalomane) ou un James Iha affublé d'une robe d'été du plus bel effet. Je n'ai découvert que quelques années plus tard que Billy Corgan évoquait le suicide dans cette chanson pop aux relans
métalliques. On découvre en effet à travers les images, un Billy Corgan qui semble ne plus attacher d'importance à ce qui l'entoure, qu'il s'agisse de ses biens matériels ou de ces couples
(trio...) que l'on observe tout au long du clip. Son parcours au travers de ces 3min50 s'apparente à un véritable abandon.
Today is the greatest day I've ever known
Can't wait for tomorrow
I might not have that long
Aujourd'hui est le plus grand jour que j'ai jamais connu
Je ne peux attendre demain
Je n'y arriverai peut être pas
S'il fallait ajouter un mot sur la vidéo en elle même, je dirai que le clip de Today est à l'image de beaucoup de clips de rock indé américain dans les années 90. Les images montrent une certaine
naïveté qui cache un message bien plus sombre. Dans le cas présent, ce sentiment est accentué par la présence des couleurs extrêmement vives mais
surtout par l'aspect comique des passages mettant en scène les différents membres du groupe.