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Mardi 25 septembre 2007
- Par Thomas

Vous vous êtes déjà probablement posé la question en observant les écrans plats des magasins technologiques si le format 16/9ème était plus intéressant, et pourquoi les personnes qui ne regardent que la télévision sont condamnés, puisqu’il n’y a plus que ça, à acheter une dalle qui soit rognera une partie de l’image 4/3, soit aplatira (encore plus) Dechavane, soit rendra inactive deux cotés « inutilisés » de l’écran. Finalement, c’est peut-être une revanche du Cinéma qui réussit à imposer son format standard à la même télévision, qui avait pourtant provoquée il y a presque soixante ans la plus grande crise financière de l’histoire du 7ème art.

En 1953, les majors se devaient en effet de trouver une solution pour apporter une valeur ajoutée à la télévision, qui offrait à moindre coût un spectacle tout aussi attractif. C’est en élargissant le format jusqu’à un rapport de 1:2,35* (le Cinémascope), et en améliorant l’acoustique que le public revint, conquit par l’aspect panoramique, gigantesque et spectaculaire des films. Par la suite, le 16/9ème, un peu moins large, offrit un compromis accordant les deux parties.

En considérant, comme nous le faisons ici, le clip vidéo comme une discipline artistique, la question du mode de diffusion semble essentielle à mettre en cause. D’abord, comment le public y a-t-il accès et dans quelles conditions.

Un petit mot d’abord sur le mode de visionnage, tel que je l’ai observé, qui semble subir un régime particulier. En mettant de côté internet, le clip vidéo est rarement effectué de façon exclusive : c’est par exemple sur le canapé du salon, en train de lire un article, de discuter, avec un oeil distrait sur la chanson que plaît. C’est aussi moins de dix secondes dans un magasin ou un café, entre deux activités. Il est rare de prendre la décision de regarder des clips, de façon attentive, et la méconnaissance de l’ordre de diffusion participe au côté aléatoire du visionnage. Disons que pour la plupart des cas, le terme « toile de fond » est approprié.

Dans cette logique de diffusion, les chaînes musicales se permettent depuis quelques années d’ajouter des éléments supplémentaires à l’écran. D’abord le traditionnel logo, plus le nom de l’émission, et depuis peu des éléments défilants, sous la forme de bandeau en haut ou en bas de l’écran. Il s’agit d’informations, de messages SMS, ou d’annonces de la chaîne. Je ne serais donc pas surpris, avec l’agrandissement de la taille des écrans, qu’on ai bientôt droit à des interfaces d’écran splittés deux ou trois fois, avec plusieurs logos, bandeaux, à l’image de ce que le web nous propose actuellement.

On assiste donc à l’apparition d’un format particulier, comme le montre l’image ci-dessous, très large, et qui n’est pas sans rappeler le cinémascope évoqué précédemment. Cette proportion laisse de la place aux éléments graphiques supplémentaires (absents sur l’exemple), et la superposition devient plus facile.

 

montage-images.jpg











































Le propos de cet article n’est pas de mettre en cause ce format d’image, contraignant, mais avec lequel certains cinéastes ont fait des merveilles**. Je mettrai tout de même une réserve, étant donné qu’il a été conçu pour des écrans gigantesques, et non pas sur les petits formats que sont comparativement les téléviseurs. Ce qui semble plus gênant, ce sont les raisons présumées qui nous amènent à un tel format, et la vision irrespectueuse de la discipline que véhicule les chaînes, s’autorisant à parasiter le travail d’un réalisateur. Du côté des metteurs en scène, reste à savoir quelles sont les conditions, pressions que ces derniers subissent pour accepter de voir dévaluer leur création. Du côté des musiciens, ont-ils conscience du phénomène, et ont-ils leur mot à dire. Plus globalement il serait intéressant de savoir dans quel proportion s’applique ces changements, qui ne sont qu’une observation de ma part, à relativiser et à approfondir, puisqu’elle ne concerne que pour l’instant certaines chaînes musicales. Après tout, il peut s’agir d’une simple mode qui concerne ce format. Il connote une certaine élégance, et pourrait correspondre au retour aux années 50 déjà évoqué dans un article précédent.

Voici beaucoup de questions auxquelles je donnerai suite par des interviews des principaux concernés dans les semaines à venir.


*L’image est 2, 35 fois plus grande dans le sens de la largeur que dans celle de la hauteur.

** Voici un clip qui visuellement utilise intelligemment un format très large.




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Mardi 25 septembre 2007
- Par Yoann
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Il y a pas mal de films sur des groupes cultes ou des icônes musicales (the Doors, Kurt Cobain, Eminem, Johnny Cash, Joe Strummer) qui se révèlent contre toute attentes être de vrais films. Il semble que c'est le cas pour Control (qui sort en salle demain), ajoutant Ian Curtis (leader de Joy Division) à la liste des icônes officielles. Si vous ne craignez pas de lire le scénario d’un film avant de le voir, c’est ici, si vous ne pensez pas que les bandes-annonces sont toutes les mêmes, c’est , pour le réalisateur, voici, voilà.
À l’occasion il y a une exposition de photo du groupe prise par Pierre René-Worms, chez Agnès B. (3 et 6 rue du jour, Paris 11ème).



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Jeudi 20 septembre 2007
- Par Yoann
 

    Placé dans le top hebdomadaire de last.fm, la vidéo de We Share Our Mother’s Health est une belle réussite de sobriété formelle. Réalisé par Motomichi Makamura, il détonne légèrement avec le fouillis des autres clips du groupe The Knife.
    Actif depuis 1999, le duo suédois (Karin et Olof Dreijer) déclare que « la photo n’a rien à voir avec la musique. Si nous pouvions nous en passer, nous le ferions. Mais c’est presque impossible, nous utilisons alors la photo pour montrer à quoi ressemble notre musique ». Il en va sûrement de même des clips, franchement difficiles à qualifier dans leur globalité (faîtes vous votre avis !). Le groupe semble avoir une charte visuelle très spécifique (même si elle évolue), comme en témoignent de nombreux travaux vidéos et scéniques ainsi que des pochettes cd tendances (ou un site web assez beau). The Knife entretient en autre une collaboration fructueuse avec Andreas Nilsson, guitariste de Silverbullit, peintre, réalisateur, etc. (une interview ).
    Dans le clip présenté ici, l’ambiance bonne enfant mêle instrument de torture, suicide collectif et des relents de 1984 (uniquement en aplats noir, rouge et blanc) ; tout ceci restant grand public, grâce à la simplicité et à la propreté de l’animation « vectorielle » (terme peut-être approximatif). Il en est de même avec les petits découpages de South Park (les décès d’enfant sont rarement télévisuels), ou les chirurgies de Pleix. Le réalisateur reste proche de son univers – ajoutant une nouvelle facette à l’esthétique du groupe, et ponctue intelligemment les coordinations action/musique (souvent trop utilisées dans les clips). Amateurs de dessins pictographiques non dénués de vie, regardez aussi Ganpol&Mit.


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Vendredi 14 septembre 2007
- Par Thomas

La réflexion m'est venue en découvrant ce clip il y a quelques temps, grâce à Caroline. Rassurez-vous, je ne me lancerai pas dans une tentative de réponse à cette question bien complexe, étant donné la subjectivité et les divers facteurs de variabilité inhérents à la création en général.
Je voulais simplement vous faire partager ce sommet, rencontre fusionnelle entre un musicien inspiré et un vidéaste de talent. Ici, le site de Itoura Moussongo.



À noter : le choix de l'étiquette noire « TUBE » par le spécialiste des étiquettes d'M6.
  

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